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Moundiaye Cissé sur la menace de boycott du dialogue national: "la politique de la chaise vide n’a jamais été une bonne stratégie"



Moundiaye Cissé sur la menace de boycott du dialogue national: "la politique de la chaise vide n’a jamais été une bonne stratégie"
Le dialogue politique initié par le président Bassirou Diomaye Faye, prévu du 28 mai au 4 juin, pourrait se tenir sans la participation du Front pour la défense de la démocratie et de la République (FDR). Lors d’une conférence de presse tenue au siège de Taxawu Sénégal, la coalition d’opposition avait exprimé ses réserves quant à cette initiative. A l'émission "Face au jury" sur PressAfrikTV, ce 27 avril, Moundiaye Cissé, directeur exécutif de l’ONG-3D et membre du Cosce (Collectif des organisations de la société civile pour les élections), a réagi à ce possible boycott.  

« Il est normal que l’opposition n’ait pas confiance au gouvernement. Mais le manque de confiance ne doit pas justifier un refus de dialoguer. Il faut discuter pour trouver un consensus », a-t-il déclaré.  

Pour lui, « la politique de la chaise vide n’a jamais été une bonne stratégie. Boycotter une rencontre où des décisions vous concernant seront prises, c’est laisser les autres décider à votre place ».  

Il a ainsi exhorté l’opposition à participer aux échanges afin d’y exprimer clairement ses désaccords. « Dans ce dialogue, on abordera des thèmes qui impacteront les partis politiques et leurs coalitions. Il faut y être pour faire entendre sa voix », a-t-il insisté.  

L’objectif de cette concertation nationale est de « repenser nos institutions », notamment en améliorant le système électoral, en « revisitant nos pratiques » et en renforçant la confiance entre l’État et les citoyens.  

Interrogé sur la pertinence de ces thèmes déjà discutés par le passé, M. Cissé a souligné que le Sénégal dispose d’« un système électoral hybride » et qu’il est nécessaire de « l’améliorer » à travers ce nouveau cadre de discussion.  

Parmi les sujets prioritaires de ce dialogue, figure la rationalisation des partis politiques. « Le Sénégal a connu une prolifération de partis, comme des champignons. On en compte près de 400 entre 2000 et aujourd’hui. La loi qui les régit est obsolète et trop succincte. Il faut en débattre », a-t-il expliqué.  

Moundiaye Cissé de conclure en appelant les autorités à mettre en œuvre les conclusions qui émergeront de ce dialogue.

Aminata Diouf

Dimanche 27 Avril 2025 - 15:35


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