Joseph Yusufu Maliki a quitté Kinshasa deux semaines avant les évènements de Makala pour se rendre à Paris, en France, pour des soins médicaux. Son billet d'avion prévoit un retour à Kinshasa le 15 septembre.
Ses proches estiment que ni sa suspension, ni la procédure de suspension en cours ne sont régulières car ce que les autorités congolaises qualifient de « tentative d’évasion » aurait pu être évité, avancent les proches du directeur.
SOS
Pendant plus d'une année, ce fonctionnaire du ministère de la Justice a alerté Rose Mutombo, ministre de la Justice de l'époque, sur un risque d'implosion à Makala et d’un dispositif sécuritaire inadéquat. Mais Joseph Yusufu Maliki n'a eu aucune réponse favorable de sa hiérarchie. En mars 2023, la prison comptait 11 000 détenus et beaucoup mourraient de maladies contagieuses.
Un mois après, c'est le médecin de la prison qui a alerté sur la promiscuité accrue. Dans un courrier, il y décrit des prisonniers entassés, dormant sur le sol ou dans les sanitaires. Des détenus devaient même parfois se relayer pour dormir, sans pouvoir bouger.
En janvier 2024, alors que les effectifs passent à 14 000 prisonniers, le directeur lance un SOS et rappelle la ministre sur l'urgence de désengorger Makala par des libérations conditionnelles pour éviter « le pire ». Mais cela ne semble pas avoir été fait car en juillet dernier, 1 000 prisonniers se sont ajoutés à Makala.
Ses proches estiment que ni sa suspension, ni la procédure de suspension en cours ne sont régulières car ce que les autorités congolaises qualifient de « tentative d’évasion » aurait pu être évité, avancent les proches du directeur.
SOS
Pendant plus d'une année, ce fonctionnaire du ministère de la Justice a alerté Rose Mutombo, ministre de la Justice de l'époque, sur un risque d'implosion à Makala et d’un dispositif sécuritaire inadéquat. Mais Joseph Yusufu Maliki n'a eu aucune réponse favorable de sa hiérarchie. En mars 2023, la prison comptait 11 000 détenus et beaucoup mourraient de maladies contagieuses.
Un mois après, c'est le médecin de la prison qui a alerté sur la promiscuité accrue. Dans un courrier, il y décrit des prisonniers entassés, dormant sur le sol ou dans les sanitaires. Des détenus devaient même parfois se relayer pour dormir, sans pouvoir bouger.
En janvier 2024, alors que les effectifs passent à 14 000 prisonniers, le directeur lance un SOS et rappelle la ministre sur l'urgence de désengorger Makala par des libérations conditionnelles pour éviter « le pire ». Mais cela ne semble pas avoir été fait car en juillet dernier, 1 000 prisonniers se sont ajoutés à Makala.
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