En Guinée, cela fait huit mois, ce dimanche 9 mars, que les deux leaders de la société civile, Mamadou Billo Bah et Foniké Menguè, ont disparu. Ces deux militants du Front national de défense de la Constitution (FNDC) avaient été enlevés à Conakry, le 9 juillet.
Depuis huit mois, leurs familles et leurs proches sont toujours sans nouvelles. Interrogé cette semaine sur leur disparition, le Premier ministre de transition a affirmé que « les enquêtes se poursuivent », mais pour Ibrahima Diallo, responsable des opérations du FNDC, joint par RFI, tout laisse à penser qu’aucune enquête n’a encore été ouverte sur les disparitions de Foniké Menguè et Billo Bah.
« Huit mois durant, ni l'épouse de Foniké, ni l'épouse de Billo et encore moins les témoins directs de leur enlèvement n'ont été contactés par la justice guinéenne pour être entendus. Donc, cela suppose qu'il n'y a jamais eu d'enquête ouverte comme l’affirment les autorités. Je pense que c'était juste une fuite en avant pour servir l'opinion internationale en affirmant qu'il y a une enquête. »
« La justice ne fera absolument rien »
« Il n'y a jamais eu d'enquête ouverte, dit-il encore, et c'est pourquoi d'ailleurs, nous, la coordination nationale du FNDC, n'avons jamais encouragé les familles des victimes à porter plainte devant les juridictions nationales parce que, convaincus au regard du statut des présumés coupables, la justice ne fera absolument rien. L'affaire sera classée sans suite, malheureusement. »
« C'est pourquoi nous comptons maintenant sur la justice internationale puisque la disparition forcée est reconnue, en droit international, comme étant un crime contre l'humanité. Nous espérons que la justice sera rendue à l'international parce que c'est un crime qui n'est pas frappé de prescription », précise Ibrahima Diallo, responsable des opérations du FNDC.
Depuis huit mois, leurs familles et leurs proches sont toujours sans nouvelles. Interrogé cette semaine sur leur disparition, le Premier ministre de transition a affirmé que « les enquêtes se poursuivent », mais pour Ibrahima Diallo, responsable des opérations du FNDC, joint par RFI, tout laisse à penser qu’aucune enquête n’a encore été ouverte sur les disparitions de Foniké Menguè et Billo Bah.
« Huit mois durant, ni l'épouse de Foniké, ni l'épouse de Billo et encore moins les témoins directs de leur enlèvement n'ont été contactés par la justice guinéenne pour être entendus. Donc, cela suppose qu'il n'y a jamais eu d'enquête ouverte comme l’affirment les autorités. Je pense que c'était juste une fuite en avant pour servir l'opinion internationale en affirmant qu'il y a une enquête. »
« La justice ne fera absolument rien »
« Il n'y a jamais eu d'enquête ouverte, dit-il encore, et c'est pourquoi d'ailleurs, nous, la coordination nationale du FNDC, n'avons jamais encouragé les familles des victimes à porter plainte devant les juridictions nationales parce que, convaincus au regard du statut des présumés coupables, la justice ne fera absolument rien. L'affaire sera classée sans suite, malheureusement. »
« C'est pourquoi nous comptons maintenant sur la justice internationale puisque la disparition forcée est reconnue, en droit international, comme étant un crime contre l'humanité. Nous espérons que la justice sera rendue à l'international parce que c'est un crime qui n'est pas frappé de prescription », précise Ibrahima Diallo, responsable des opérations du FNDC.
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