Le cas du FONGIP : des licenciements sous controverse
La gestion des ressources humaines au FONGIP a récemment fait l’objet d’une série de licenciements, que l’administratrice Ndeye Fatou Mbodji a justifiés par des « absences non justifiées » et des « incohérences dans les recrutements ». Dans une interview à une radio privée, Mme Mbodji a précisé que plusieurs agents avaient été absents pendant plus de 80 jours sans raison valable, tandis que d’autres occupaient des postes de responsabilité sans qualifications adéquates. « Il y a des chauffeurs qui ont été recrutés sans même avoir le permis de conduire, et des agents qui n'ont pas le Bac occupent des postes de responsabilité. C'est un scandale ! », a-t-elle déclaré.
Ces propos ont immédiatement alimenté les critiques et les préoccupations au sein du personnel. Certains travailleurs, déjà fragilisés par l'incertitude de leurs contrats, voient ces licenciements comme un prétexte pour assainir la gestion de manière brutale. D'autres accusent la nouvelle administratrice de procéder à une purge discriminatoire, où certains sont jugés sur des critères arbitraires. L’impact social de cette décision est indéniable, car de nombreux agents se retrouvent soudainement sans emploi, dans un secteur déjà difficile.
La gestion des ressources humaines au FONGIP a récemment fait l’objet d’une série de licenciements, que l’administratrice Ndeye Fatou Mbodji a justifiés par des « absences non justifiées » et des « incohérences dans les recrutements ». Dans une interview à une radio privée, Mme Mbodji a précisé que plusieurs agents avaient été absents pendant plus de 80 jours sans raison valable, tandis que d’autres occupaient des postes de responsabilité sans qualifications adéquates. « Il y a des chauffeurs qui ont été recrutés sans même avoir le permis de conduire, et des agents qui n'ont pas le Bac occupent des postes de responsabilité. C'est un scandale ! », a-t-elle déclaré.
Ces propos ont immédiatement alimenté les critiques et les préoccupations au sein du personnel. Certains travailleurs, déjà fragilisés par l'incertitude de leurs contrats, voient ces licenciements comme un prétexte pour assainir la gestion de manière brutale. D'autres accusent la nouvelle administratrice de procéder à une purge discriminatoire, où certains sont jugés sur des critères arbitraires. L’impact social de cette décision est indéniable, car de nombreux agents se retrouvent soudainement sans emploi, dans un secteur déjà difficile.
L’ANASER : des licenciements accusés d'abus
L’Agence Nationale de la Sécurité Routière (ANASER) n’échappe pas non plus à la vague de licenciements. Son directeur, Atoumane Sy, est accusé par le personnel d’avoir procédé à des licenciements abusifs. Le climat au sein de l’ANASER est devenu tendu, avec des travailleurs dénonçant des pratiques managériales qui semblent ignorer les règles du droit du travail. Les syndicats et certains agents pointent du doigt des décisions de licenciement qui ne respectent pas les procédures légales, et estiment que ces renvois sont motivés par des raisons non transparentes. Le manque de dialogue social et la répression systématique de toute forme de contestation contribuent à envenimer la situation.
Eiffage Sénégal : la crise du secteur privé
Le secteur privé n’est pas épargné par cette crise de l'emploi. En août 2024, l'entreprise de construction Eiffage Sénégal a annoncé la suppression de 1 000 postes, principalement en raison de problèmes de trésorerie. L'entreprise, fortement endettée vis-à-vis de l'État, a justifié cette décision par son incapacité à faire face à ses obligations salariales, dans un contexte où les retards de paiement de l'État ont mis en péril la stabilité financière de nombreuses entreprises, particulièrement dans le secteur du BTP.
Pour les employés concernés, cette vague de licenciements représente un coup dur. De nombreux travailleurs se retrouvent au chômage, avec peu de perspectives de réinsertion sur le marché de l'emploi, déjà saturé dans un contexte économique tendu. La situation soulève également des questions sur la manière dont les grandes entreprises gèrent la crise économique et leur responsabilité vis-à-vis des travailleurs. Alors que le pays peine à maintenir une stabilité sociale, ces licenciements massifs révèlent des failles dans la gestion des ressources humaines, tant dans le public que dans le privé.
L’Agence Nationale de la Sécurité Routière (ANASER) n’échappe pas non plus à la vague de licenciements. Son directeur, Atoumane Sy, est accusé par le personnel d’avoir procédé à des licenciements abusifs. Le climat au sein de l’ANASER est devenu tendu, avec des travailleurs dénonçant des pratiques managériales qui semblent ignorer les règles du droit du travail. Les syndicats et certains agents pointent du doigt des décisions de licenciement qui ne respectent pas les procédures légales, et estiment que ces renvois sont motivés par des raisons non transparentes. Le manque de dialogue social et la répression systématique de toute forme de contestation contribuent à envenimer la situation.
Eiffage Sénégal : la crise du secteur privé
Le secteur privé n’est pas épargné par cette crise de l'emploi. En août 2024, l'entreprise de construction Eiffage Sénégal a annoncé la suppression de 1 000 postes, principalement en raison de problèmes de trésorerie. L'entreprise, fortement endettée vis-à-vis de l'État, a justifié cette décision par son incapacité à faire face à ses obligations salariales, dans un contexte où les retards de paiement de l'État ont mis en péril la stabilité financière de nombreuses entreprises, particulièrement dans le secteur du BTP.
Pour les employés concernés, cette vague de licenciements représente un coup dur. De nombreux travailleurs se retrouvent au chômage, avec peu de perspectives de réinsertion sur le marché de l'emploi, déjà saturé dans un contexte économique tendu. La situation soulève également des questions sur la manière dont les grandes entreprises gèrent la crise économique et leur responsabilité vis-à-vis des travailleurs. Alors que le pays peine à maintenir une stabilité sociale, ces licenciements massifs révèlent des failles dans la gestion des ressources humaines, tant dans le public que dans le privé.
Une crise sociale en expansion
L'ampleur de cette vague de licenciements ne se limite pas à quelques institutions isolées. Elle reflète une situation plus large de fragilisation du tissu social et économique du pays. Que ce soit au FONGIP, à l'ANASER ou chez Eiffage Sénégal, la crise de l'emploi ne cesse de croître, alimentée par des décisions de gestion qui déstabilisent de nombreux travailleurs.
Les syndicats, de plus en plus mobilisés contre ces pratiques, appellent à un rétablissement du dialogue social et à une meilleure prise en charge des droits des travailleurs. La situation semble d'autant plus complexe qu'elle touche à la fois le secteur public et privé, avec des causes économiques et politiques qui se mêlent. Les agents licenciés, souvent sans recours ou indemnités adéquates, risquent de voir leur situation s'aggraver dans un marché du travail déjà difficile.
D’après, les différentes centrales syndicales, la gestion des ressources humaines dans ces institutions publiques et privées devra être repensée pour éviter une poursuite de cette spirale de licenciements. Selon eux, le dialogue social est plus que jamais nécessaire pour limiter les dégâts sociaux et garantir des conditions de travail dignes pour tous les Sénégalais, qu’ils soient fonctionnaires ou salariés dans le secteur privé.
L'ampleur de cette vague de licenciements ne se limite pas à quelques institutions isolées. Elle reflète une situation plus large de fragilisation du tissu social et économique du pays. Que ce soit au FONGIP, à l'ANASER ou chez Eiffage Sénégal, la crise de l'emploi ne cesse de croître, alimentée par des décisions de gestion qui déstabilisent de nombreux travailleurs.
Les syndicats, de plus en plus mobilisés contre ces pratiques, appellent à un rétablissement du dialogue social et à une meilleure prise en charge des droits des travailleurs. La situation semble d'autant plus complexe qu'elle touche à la fois le secteur public et privé, avec des causes économiques et politiques qui se mêlent. Les agents licenciés, souvent sans recours ou indemnités adéquates, risquent de voir leur situation s'aggraver dans un marché du travail déjà difficile.
D’après, les différentes centrales syndicales, la gestion des ressources humaines dans ces institutions publiques et privées devra être repensée pour éviter une poursuite de cette spirale de licenciements. Selon eux, le dialogue social est plus que jamais nécessaire pour limiter les dégâts sociaux et garantir des conditions de travail dignes pour tous les Sénégalais, qu’ils soient fonctionnaires ou salariés dans le secteur privé.
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