
Un décor lugubre s’offre à perte de vue dans les quartiers habituellement secoués par les inondations. Des maisons vides et abandonnées se dessinent par centaines au quartier Niéty Mbar. Les eaux stagnantes y règnent en maitre. S’il y a quelques coins où elles ne sont pas présentes, les stigmates sont bien visibles sur les murs.
Au quartier Baïdy Ndiaye, il n’y a pas eu de repos ce week-end. Les jeunes ont troqué leur jean contre blouson et tee-shirt. De même, les femmes, «armées» de balais et de râteaux, ont passé au peigne fin les différents coins de leur localité.
Cependant, une question leur taraude l’esprit. Elle a trait aux maisons prisonnières des eaux et finalement abandonnées. La plupart sont envahie par des herbes sauvages qui cachent mal la profondeur des eaux. Le remblai que les habitants avaient comme solution n’a pas eu l’effet escompté. Malgré les camions de gravas, et les charrettes d’ordures déversés ça et là pour barrer la route aux eaux, rien n’y fait. L’eau est verdâtre et puante. A la longue, elle a pris le dessus sur les murs qui ne tiennent plus du fait de l’humidité permanente.
«Récemment, deux jeunes ont perdu la vie car un mur s’est affaissé sur eux. Nous sommes sur le qui-vive », alerte Aly Ciré Ndiaye, président de l’Association pour le développement de Niéty Mbar. En effet, les populations disent avoir « ras-le-bol des eaux stagnantes ». M. Ndiaye, au bord des larmes, indique : « Si nous vivons cette situation, c’est à cause des inondations. Et nous ne voulons plus de sable pour remblayer le coin. Des maisons ont été ensevelies. Avec une odeur nauséabonde qui se dégage, les enfants ne se soucient pas des dangers. Ils jouent et installent leur quartier général dans les maisons abandonnées», peste-t-il.
À quelques mètres de là, se trouve l’espace des femmes. Elles s’adonnent à la teinture. «Les maisons abandonnées nous causent d’énormes problèmes», lâche amèrement l’une d’entre elles. À l’en croire, ils sont considérés comme des laissé-pour-compte par les autorités qui ne se soucient guère de leur sort. « Toutes ces maisons doivent être revalorisées », clament-elles.
Dans ce coin « dévalorisé » par les eaux, les mouches n’épargnent pas les visiteurs. Des chiens errants hantent aussi le sommeil des populations. « Nous ne pouvons pas sortir la nuit. Les bandits de même que les agresseurs se cachent dans ces maisons abandonnées. Les autorités doivent ériger des centres polyvalents pour que les femmes puissent accéder aux formations et subvenir à leurs besoins. L’insécurité est grandissante par ici. Les agresseurs rôdent toute la nuit et faute d’éclairage public, nous nous barricadons au-delà de 20 heures. Les chiens nous attaquent. Et la seule solution, c’est de rester chez soi », poursuivent les populations du quartier.
Dans ce quartier de Baïdy Ndiaye, les lampadaires font défaut. Et tous restent unanimes. « Il n’y a pas de lumière. La mairie n’a rien fait. Nous sommes oubliés et nous voulons que nos enfants soient protégés », crie Oulèye Wade, habitante dans ledit quartier.
Autre problème, ce sont les étudiants. Coumba Bâ, ménagère, a lancé un cri de cœur à ce propos. « Les enfants sont exposés aux maladies de la peau. Beaucoup de nos jeunes sont des étudiants, mais certains ne peuvent pas aller à l’UCAD faute de moyens. Que les autorités nous aident », prie la dame.
Le marché de Niéty Mbar n’a pas échappé aux coups de balais et de râteaux. Cette fois-ci, ce sont les jeunes du mouvement «And suxaly banlieue». La police de Thiaroye, souvent inondée durant l’hivernage, la station de pompage de Niaty Mbar, y compris le marché, ont été nettoyés. Les jeunes dudit mouvement ont profité de l’occasion pour réclamer des mesures d’urgence. « Nous sommes hantés par les eaux pour cette hivernage. Nous en avons profité pour nettoyer le marché. Refaire des cantines car souvent, certaines sont détruites par les eaux en période hivernale», explique Matar Dieng, le coordonateur. De même, l’écrêtage des bassins est aussi une doléance qui vient s’ajouter à celles déjà sur la table des autorités.
Au quartier Baïdy Ndiaye, il n’y a pas eu de repos ce week-end. Les jeunes ont troqué leur jean contre blouson et tee-shirt. De même, les femmes, «armées» de balais et de râteaux, ont passé au peigne fin les différents coins de leur localité.
Cependant, une question leur taraude l’esprit. Elle a trait aux maisons prisonnières des eaux et finalement abandonnées. La plupart sont envahie par des herbes sauvages qui cachent mal la profondeur des eaux. Le remblai que les habitants avaient comme solution n’a pas eu l’effet escompté. Malgré les camions de gravas, et les charrettes d’ordures déversés ça et là pour barrer la route aux eaux, rien n’y fait. L’eau est verdâtre et puante. A la longue, elle a pris le dessus sur les murs qui ne tiennent plus du fait de l’humidité permanente.
«Récemment, deux jeunes ont perdu la vie car un mur s’est affaissé sur eux. Nous sommes sur le qui-vive », alerte Aly Ciré Ndiaye, président de l’Association pour le développement de Niéty Mbar. En effet, les populations disent avoir « ras-le-bol des eaux stagnantes ». M. Ndiaye, au bord des larmes, indique : « Si nous vivons cette situation, c’est à cause des inondations. Et nous ne voulons plus de sable pour remblayer le coin. Des maisons ont été ensevelies. Avec une odeur nauséabonde qui se dégage, les enfants ne se soucient pas des dangers. Ils jouent et installent leur quartier général dans les maisons abandonnées», peste-t-il.
À quelques mètres de là, se trouve l’espace des femmes. Elles s’adonnent à la teinture. «Les maisons abandonnées nous causent d’énormes problèmes», lâche amèrement l’une d’entre elles. À l’en croire, ils sont considérés comme des laissé-pour-compte par les autorités qui ne se soucient guère de leur sort. « Toutes ces maisons doivent être revalorisées », clament-elles.
Dans ce coin « dévalorisé » par les eaux, les mouches n’épargnent pas les visiteurs. Des chiens errants hantent aussi le sommeil des populations. « Nous ne pouvons pas sortir la nuit. Les bandits de même que les agresseurs se cachent dans ces maisons abandonnées. Les autorités doivent ériger des centres polyvalents pour que les femmes puissent accéder aux formations et subvenir à leurs besoins. L’insécurité est grandissante par ici. Les agresseurs rôdent toute la nuit et faute d’éclairage public, nous nous barricadons au-delà de 20 heures. Les chiens nous attaquent. Et la seule solution, c’est de rester chez soi », poursuivent les populations du quartier.
Dans ce quartier de Baïdy Ndiaye, les lampadaires font défaut. Et tous restent unanimes. « Il n’y a pas de lumière. La mairie n’a rien fait. Nous sommes oubliés et nous voulons que nos enfants soient protégés », crie Oulèye Wade, habitante dans ledit quartier.
Autre problème, ce sont les étudiants. Coumba Bâ, ménagère, a lancé un cri de cœur à ce propos. « Les enfants sont exposés aux maladies de la peau. Beaucoup de nos jeunes sont des étudiants, mais certains ne peuvent pas aller à l’UCAD faute de moyens. Que les autorités nous aident », prie la dame.
Le marché de Niéty Mbar n’a pas échappé aux coups de balais et de râteaux. Cette fois-ci, ce sont les jeunes du mouvement «And suxaly banlieue». La police de Thiaroye, souvent inondée durant l’hivernage, la station de pompage de Niaty Mbar, y compris le marché, ont été nettoyés. Les jeunes dudit mouvement ont profité de l’occasion pour réclamer des mesures d’urgence. « Nous sommes hantés par les eaux pour cette hivernage. Nous en avons profité pour nettoyer le marché. Refaire des cantines car souvent, certaines sont détruites par les eaux en période hivernale», explique Matar Dieng, le coordonateur. De même, l’écrêtage des bassins est aussi une doléance qui vient s’ajouter à celles déjà sur la table des autorités.
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