Le Groupe de recherche et d'appui pour la démocratie participative et la bonne gouvernance (Gradec) a tenu, ce mercredi une session destinée aux jeunes, après avoir bouclé la série d'ateliers pour les réformes électorales entamées dans le cadre du projet "Saxal Jam", soutenu par l'Union européenne. Le projet vise à renforcer « la cohésion sociale et la paix dans les espaces publics, à préparer les futures élections à des processus inclusifs, intégrés et transparents, à réduire les tensions structurelles, à améliorer la gestion des conflits et à prévenir la violence.
« Cet atelier d’échange et de consultation avec les jeunes s’inscrit dans le programme SAXAL JAM soutenu par l’Union européenne (UE). Et ce programme devrait à la consolidation de la paix et au renforcement de la cohésion sociale dans l’espace public. Et ceci dans deux directions : d’abord en se préparant aux futures concertations sur le processus électoral appelé par le gouvernement pour que ces rencontres soient inclusives, mais pour qu’elles contribuent à la mise en place d’un processus électoral, intègre et transparente. La deuxième direction devrait à la réduction des tensions structurelles et l’amélioration de la gestion des conflits et la prévention des violences », a déclaré Djibril Gningue, analyste politique du programme du projet « SAXAL JAM ».
M. Gningue précise : « Sur ce rapport, il s’est agi aujourd’hui, à la suite des ateliers du 18-19-20 et 21 tenues avec les handicapés et les femmes. Aujourd’hui, il s’est agi de se réunir avec les jeunes pour réfléchir à partir de leur articulation au processus électoral, à partir de leur expérience de notre système électoral pour réfléchir sur les vulnérabilités de notre modèle électoral qui malgré sa fiabilité et ses qualités indiscutables présente aujourd’hui des points de vulnérabilité qui appellent des réformes consensuelles et inclusives garantissant la résilience électorales ».
Poursuivant ses propos, le membre de l’exécutif du Gradec évoque plusieurs points de vulnérabilité. « Vous avez vu par exemple qu’en matière de révision des listes électorales, le fichier n’est pas très inclusif. Le représentant du gouvernement l’a dit toute à l’heure. Pourquoi, parce que tout simplement, les révisions exceptionnelles n’ont pas eu lieu en 2018, 2020, 2021 et 2023, pendant quatre (4) ans. Et les révisions ordinaires n’ont pas eu lieu. Et ceci a favorisé tout un stock, tout un potentiel de jeunes, majeurs exclus des listes électorales. Ceci est un point de vulnérabilité et les nouvelles autorités, le nouveau DGE (Directeur général des élections) est en train de remédier à ça. C’est pourquoi cette année, il y a une révision ordinaire qui a commencé depuis le 1er février et qui va aller jusqu’au 31 juillet et ceci permettra une inscription massive des jeunes sur les listes électorales », a-t-il détaillé.
L’analyste politique note également d’autres points de vulnérabilité. « Vous avez vu les articles 28 - 29 et 30 qui concernent la déchéance électorale. Il suffit qu’un responsable politique soit condamné pénalement, plus de deux mois ferme pour qu’il soit exclu, on lui enlève ses droits civils et politiques. Il y a l’inscription automatique dont les nouvelles autorités ont fait part et qui ne sera pas possible toute suite. Parce que cela exige une interconnexion entre l’état-civil, le registre national des personnes physiques, c’est-à-dire les cartes d’identité et le registre national électoral, la liste électorale. Ce qui suppose que les différentes listes soient digitalisées et interconnectées.
Pour Djibril Gningue, le Sénégal est loin de cela. « L'Union européenne a financé la digitalisation de l’état-civil, mais c’est largement inachevé pour l’instant. Il y a d’autres points de vulnérabilités en matière de justice électorale. Peut-être qu’il nous faudrait aller vers des juridictions spécialisées sur le plan électoral », a fait savoir l'expert électoral.
« Cet atelier d’échange et de consultation avec les jeunes s’inscrit dans le programme SAXAL JAM soutenu par l’Union européenne (UE). Et ce programme devrait à la consolidation de la paix et au renforcement de la cohésion sociale dans l’espace public. Et ceci dans deux directions : d’abord en se préparant aux futures concertations sur le processus électoral appelé par le gouvernement pour que ces rencontres soient inclusives, mais pour qu’elles contribuent à la mise en place d’un processus électoral, intègre et transparente. La deuxième direction devrait à la réduction des tensions structurelles et l’amélioration de la gestion des conflits et la prévention des violences », a déclaré Djibril Gningue, analyste politique du programme du projet « SAXAL JAM ».
M. Gningue précise : « Sur ce rapport, il s’est agi aujourd’hui, à la suite des ateliers du 18-19-20 et 21 tenues avec les handicapés et les femmes. Aujourd’hui, il s’est agi de se réunir avec les jeunes pour réfléchir à partir de leur articulation au processus électoral, à partir de leur expérience de notre système électoral pour réfléchir sur les vulnérabilités de notre modèle électoral qui malgré sa fiabilité et ses qualités indiscutables présente aujourd’hui des points de vulnérabilité qui appellent des réformes consensuelles et inclusives garantissant la résilience électorales ».
Poursuivant ses propos, le membre de l’exécutif du Gradec évoque plusieurs points de vulnérabilité. « Vous avez vu par exemple qu’en matière de révision des listes électorales, le fichier n’est pas très inclusif. Le représentant du gouvernement l’a dit toute à l’heure. Pourquoi, parce que tout simplement, les révisions exceptionnelles n’ont pas eu lieu en 2018, 2020, 2021 et 2023, pendant quatre (4) ans. Et les révisions ordinaires n’ont pas eu lieu. Et ceci a favorisé tout un stock, tout un potentiel de jeunes, majeurs exclus des listes électorales. Ceci est un point de vulnérabilité et les nouvelles autorités, le nouveau DGE (Directeur général des élections) est en train de remédier à ça. C’est pourquoi cette année, il y a une révision ordinaire qui a commencé depuis le 1er février et qui va aller jusqu’au 31 juillet et ceci permettra une inscription massive des jeunes sur les listes électorales », a-t-il détaillé.
L’analyste politique note également d’autres points de vulnérabilité. « Vous avez vu les articles 28 - 29 et 30 qui concernent la déchéance électorale. Il suffit qu’un responsable politique soit condamné pénalement, plus de deux mois ferme pour qu’il soit exclu, on lui enlève ses droits civils et politiques. Il y a l’inscription automatique dont les nouvelles autorités ont fait part et qui ne sera pas possible toute suite. Parce que cela exige une interconnexion entre l’état-civil, le registre national des personnes physiques, c’est-à-dire les cartes d’identité et le registre national électoral, la liste électorale. Ce qui suppose que les différentes listes soient digitalisées et interconnectées.
Pour Djibril Gningue, le Sénégal est loin de cela. « L'Union européenne a financé la digitalisation de l’état-civil, mais c’est largement inachevé pour l’instant. Il y a d’autres points de vulnérabilités en matière de justice électorale. Peut-être qu’il nous faudrait aller vers des juridictions spécialisées sur le plan électoral », a fait savoir l'expert électoral.
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