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« Sans sciences, il n y a pas de développement… », Dr Cheikh Omar Ba



Le Réseau sénégalais des Think Tanks (SENRTT) a tenu, ce mardi sa journée internationale sur les  financements ‘’endogènes’’ . Des financements qui dépendent du Sénégal et des Sénégalais définissant leur propre besoin, partant des préoccupations des acteurs à la base. Et à partir de là, définir des politiques publiques et des recherches qui seront en mesure d'éclairer les décisions politiques. 
 
« Les principaux défis que nous rencontrons aujourd'hui, c'est d'abord une certaine mise en synergie de toute intervention du Think Tanks et des centres de recherche. Tout d'abord, chacun doit jouer sa participation dans le développement. L'Etat élabore les politiques publiques. La société civile peut contrôler, peut attendre d'avoir des attentes. Mais la recherche devrait mettre à disposition un certain nombre d'outils indicateurs, mais surtout d'informations les plus crédibles possible. Ce que nous appelons les données probantes. Sans sciences, il n y a pas de développement. C'est pourquoi nous pensons qu'il est plus important que nous puissions mettre des données les plus probantes, les plus éclairées possibles à la disposition des décideurs politiques pour les accompagner dans l'élaboration, mais aussi dans le suivi des politiques publiques », a déclaré Dr Cheikh Omar Ba président du réseau des Think Tanks du Sénégal.
 
Par ailleurs, le directeur exécutif de l'initiative Prospective Agricole et Rurale a dénoncé (IPAR) : « Ce qui se passe au Sénégal et on l'a vu, depuis l'indépendance, on élabore des politiques publiques, on n'a pas les moyens de les suivre ni de les mentionner positivement ou négativement. C'est pourquoi nous pensons que les think tanks qui sont des centres de recherche indépendants sur les politiques publiques, nous avons besoin de mettre à disposition des données, mais aussi de créer un écosystème. Mais pour cela, l'Etat devrait nous reconnaître. Deuxièmement, nous avons besoin de financements endogènes. Si nos financements dépendent des autres, ce sont eux qui vont définir l'agenda de recherche de nos pays. Or les spécificités du Sénégal suggèrent que nous soyons en mesure de contrôler nos orientations stratégiques et que nous définissons nos perspectives en tenant compte des éléments du contexte ».
 
Poursuivant ses propos, Dr Cheikh Omar Ba, d'ajouter : « vous avez vu aujourd'hui les Etats Unis qui ont arrêté l'appui de l'UASID dans le monde et le monde est en ébullition. Comment faire pour avoir des financements endogènes qui dépendent du Sénégal et des Sénégalais qui définissent leur propre besoin qui partent des préoccupations des acteurs à la base et à partir de là définir des politiques publiques et des recherches qui seront en mesure d'éclairer les décisions politiques. C'est pourquoi nous tenons à faire cette journée ».
 
Toutefois, il a invité les acteurs à la synergie, mais surtout plus d'écoute de la part des décideurs politiques. « Aujourd'hui, nous sommes convaincus que nous devons aller vers plus de synergie entre les acteurs, mais surtout plus d'écoute de la part des décideurs politiques. Ils ont besoin de fonder leurs décisions sur des évidences. Si vous prenez l'exemple de la brèche de Saint-Louis, quand le Président Wade a décidé de faire cette brèche qui n'était pas basée sur des évidences scientifiques nous avons vu les catastrophes que ça conduit. Alors que les chercheurs avaient des points de vue différents. Ils ont la science et nous devons davantage utiliser la science pour éclairer l'opinion politique. L'essentiel de ce que nous sommes en train de faire, ce que nous devons nous aligner par rapport aux orientations stratégiques du pays. Aujourd'hui, l'agenda 2050 définit une stratégie du pays. Nous avons besoin d'aligner notre recherche sur la base de cet agenda pour être en mesure d'apporter des évidences », dit-il.
 
 
En association avec IPAR, l’initiative Rapport Alternatif sur l’Afrique (RASA) et le Programme d’Appui à la Société civile soutenu par l'Union européenne et coordonné par la Plateforme des Acteurs non-étatiques (PFANE), verra une projection des objectifs de développement sur les 25 prochaines années sous le prisme de la rupture systémique et de la souveraineté pour lesquelles les Think Tanks ont travaillé depuis de nombreuses années.



Mardi 4 Février 2025 - 18:02


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