Au grand soulagement des habitants de Bangui, exaspérés par les pillages, les hommes de la Seleka sont désormais moins visibles dans les rues. Beaucoup ont été cantonnés mais à la moindre poussée de fièvre, ceux-ci reprennent le contrôle des axes de la capitale. Persuadé que les fidèles de François Bozizé préparent un coup, Michel Djotodia a fait ainsi déployer avant hier ses soldats le long du fleuve qui marque la frontière avec la RDC. Des militaires ont été arrêtés, et, selon plusieurs sources, un caporal a été exécuté.
S'il est vrai que quelques caciques du régime précédent espèrent une revanche par les armes, la menace est aussi à l'intérieur du nouveau pouvoir. Entre les chefs de la Seleka, toutes les rivalités ne se sont pas effacées, Michel Djotidia a bien du mal à assoir son autorité et des combattants soudanais et tchadiens attendent encore le versement de leurs primes. Combien de temps attendront-ils ? Cette question vaut aussi pour les fonctionnaires qui craignent à juste titre de connaître un troisième mois d'arriérés de salaire.
Graves exactions
A l'intérieur du pays, la situation, déjà catastrophique, n'a fait qu'empirer. Les éléments de la Seleka ont commis, ces dernières semaines, de graves exactions dans des dizaines de villages. Une source haut placée à Bangui fait un état des lieux sans détours. Selon elle, « tout part en vrille et l'on se demande s'il y a encore un capitaine sur le bateau. »
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