La Fédération Nationale des Boulangers du Sénégal (FNBS) et le Regroupement des Boulangers du Sénégal (RBS) ont fait face à la presse ce jeudi à Dakar pour évoquer les ‘’graves défis’’ que rencontre le secteur de la boulangerie sénégalaise depuis la décision des nouvelles autorités de baisser le prix du pain le 21 juin 2024. Selon ces boulangers, cette décision des autorités est à l’origine de la fermeture de plusieurs boulangeries à travers le pays, entraînant des conséquences économiques et sociales désastreuses.
Fermeture de plusieurs boulangeries
« Depuis la décision des nouvelles autorités de baisser le prix du pain le 21 juin 2024, nous avons été témoins de la fermeture de plusieurs boulangeries à travers le pays. Je peux citer le cas de Touba 28. À Dakar, notre dernier décompte, on était à 37, à Fatick 7 fermetures, Louga 4, etc. La situation est critique. Il faut dire que l’industrie de la boulangerie sénégalaise est en crise. Un secteur qui regorge plus de 30 mille emplois directs, 40 mille emplois indirects, 600 milliards de chiffres d’affaires, avec 3 % du PIB », a déclaré Amadou Gaye, président du FNBS.
Donc, dit-il, « cette situation a entraîné des conséquences économiques et sociales désastreuses ». Pour Amadou Gaye, cela résulte principalement de la « non-application de la réglementation et de ses conséquences sur le prix et le poids du pain. Cela s'est aggravée par le manque d'implication des autres ministères pour appuyer le Ministère du Commerce et de l'Industrie ».
Selon M. Gaye, depuis plusieurs années, le « secteur de la boulangerie traverse des difficultés de divers ordres qui entravent sa croissance au profit d'un pan incontrôlable de l'informel. Conscientes de l'impact économique et social de ce secteur stratégique dans le développement du pays, la FNBS et la RBS ‘’entendent prévenir toute crise qui pourrait discréditer durablement la profession ».
Il a également rappelé que le 14 janvier 2025, le Ministre du Commerce et de l'Industrie a reçu une délégation de la FNBS et du RBS pour discuter des difficultés qu’ils rencontrent, résultant de la non-application du décret 2277 et du renchérissement de leurs coûts de production.
Amadou Gaye de dénoncer : « On accorde des dérogations d'ouverture sans motivation. Non-fonctionnement des comités de suivi du secteur de la boulangerie : pas même un début d'application dans certaines régions, malgré toutes nos relances. La vente du pain à l'intérieur des boutiques de quartier sans respect des normes d'hygiène persiste….».
A l'en croire, la direction des hydrocarbures tarde à délivrer à temps les quotas de diesel. « Actuellement, beaucoup de boulangeries qui disposent d'un EC achètent à la pompe au prix de 755 F le litre de gasoil au lieu des 425 F du diesel mentionné sur la structure du prix du pain. La hausse des intrants comme la levure et les améliorants : par exemple, pour la levure, de 20 000 Fcfa le carton en juin 2019, on est entre 26 000 et 31 000 F aujourd'hui ».
Le Président du FNBS a rappelé que le ministre du Commerce et de l'Industrie, avec qui, ils ont abordé tous ces problèmes leur avait assuré la ferme volonté de son ministère de les soutenir.
« Les solutions doivent provenir maintenant au plus haut niveau. C'est pourquoi nous appelons à l'action le Premier ministre qui coordonne l'action du gouvernement, de prendre des mesures urgentes en impliquant tous les ministères concernés, faire appliquer la réglementation existante ».
Pour les boulangers du Sénégal, le non-respect de cette réglementation va les replonger dans « un coma plus profond, dans la faillite totale ».
Fermeture de plusieurs boulangeries
« Depuis la décision des nouvelles autorités de baisser le prix du pain le 21 juin 2024, nous avons été témoins de la fermeture de plusieurs boulangeries à travers le pays. Je peux citer le cas de Touba 28. À Dakar, notre dernier décompte, on était à 37, à Fatick 7 fermetures, Louga 4, etc. La situation est critique. Il faut dire que l’industrie de la boulangerie sénégalaise est en crise. Un secteur qui regorge plus de 30 mille emplois directs, 40 mille emplois indirects, 600 milliards de chiffres d’affaires, avec 3 % du PIB », a déclaré Amadou Gaye, président du FNBS.
Donc, dit-il, « cette situation a entraîné des conséquences économiques et sociales désastreuses ». Pour Amadou Gaye, cela résulte principalement de la « non-application de la réglementation et de ses conséquences sur le prix et le poids du pain. Cela s'est aggravée par le manque d'implication des autres ministères pour appuyer le Ministère du Commerce et de l'Industrie ».
Selon M. Gaye, depuis plusieurs années, le « secteur de la boulangerie traverse des difficultés de divers ordres qui entravent sa croissance au profit d'un pan incontrôlable de l'informel. Conscientes de l'impact économique et social de ce secteur stratégique dans le développement du pays, la FNBS et la RBS ‘’entendent prévenir toute crise qui pourrait discréditer durablement la profession ».
"Le non-respect de cette réglementation va les replonger dans un coma plus profond, dans la faillite totale"
Il a également rappelé que le 14 janvier 2025, le Ministre du Commerce et de l'Industrie a reçu une délégation de la FNBS et du RBS pour discuter des difficultés qu’ils rencontrent, résultant de la non-application du décret 2277 et du renchérissement de leurs coûts de production.
Amadou Gaye de dénoncer : « On accorde des dérogations d'ouverture sans motivation. Non-fonctionnement des comités de suivi du secteur de la boulangerie : pas même un début d'application dans certaines régions, malgré toutes nos relances. La vente du pain à l'intérieur des boutiques de quartier sans respect des normes d'hygiène persiste….».
A l'en croire, la direction des hydrocarbures tarde à délivrer à temps les quotas de diesel. « Actuellement, beaucoup de boulangeries qui disposent d'un EC achètent à la pompe au prix de 755 F le litre de gasoil au lieu des 425 F du diesel mentionné sur la structure du prix du pain. La hausse des intrants comme la levure et les améliorants : par exemple, pour la levure, de 20 000 Fcfa le carton en juin 2019, on est entre 26 000 et 31 000 F aujourd'hui ».
Le Président du FNBS a rappelé que le ministre du Commerce et de l'Industrie, avec qui, ils ont abordé tous ces problèmes leur avait assuré la ferme volonté de son ministère de les soutenir.
« Les solutions doivent provenir maintenant au plus haut niveau. C'est pourquoi nous appelons à l'action le Premier ministre qui coordonne l'action du gouvernement, de prendre des mesures urgentes en impliquant tous les ministères concernés, faire appliquer la réglementation existante ».
Pour les boulangers du Sénégal, le non-respect de cette réglementation va les replonger dans « un coma plus profond, dans la faillite totale ».
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