
Ce n'est pas encore une vérité officielle, mais c'est dans toutes les têtes, le scrutin législatif prévu pour le 12 mai prochain sera une nouvelle fois reporté. Le chef de l'Etat a répété dimanche qu'il souhaitait que toutes les conditions soient réunies avant d'envisager de convoquer les électeurs aux urnes. Une prise de position qui semble répondre à une attente de l'opposition qui réclame un gel du processus électoral.
Mais si le président souhaite un scrutin incontestable, rien n'indique que la CENI, la commission électorale, répondra aux attentes de l'opposition qui veut le remplacement de l'opérateur technique chargé du fichier électoral, qu'elle accuse de trafiquer les listes.
L'opposition, très remontée depuis les manifestations de la fin février, annonce d'ailleurs pour la semaine prochaine de nouvelles marches si le dialogue politique ne prend pas forme rapidement.
Le 7 mars dernier, le Premier ministre a entamé des consultations avec l'opposition qui attend désormais des gestes forts. C'est sans doute pour ne pas nuire à cette amorce de dialogue que la justice guinéenne a renoncé à convoquer jeudi prochain les leaders de l'opposition. Elle voulait en effet décider si les chefs politiques qui avaient appelé à manifester le 27 février dernier pouvaient ou non être rendus responsables des violences qui ont éclaté durant les marches. Les opposants avaient d'ores et déjà promis d'emmener au tribunal avec eux des milliers de leurs supporters, ce qui laissait présager de nouvelles violences.
Source : Rfi.fr
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