En janvier dernier, un collège des travailleurs de Sorano a été monté afin de défendre les droits de ces derniers. A cet effet, une plate forme revendicative de dix neuf points a été élaborée. La plupart tourne autour de l’amélioration des conditions de vie des travailleurs. C’est ainsi qu’ils réclament une augmentation des salaires. Incroyable mais vrai, de grandes divas de la musique sénégalaise à l’image de la cantatrice haal pulaar Athia Wélé ne gagnent pas 150 mille Frs le mois. Pis, des chanteuses comme Ndèye Fatou Ndiaye sont des contractuelles depuis quinze ans. Ce qui pousse le comédien Ibrahima Mbaye à se demander « dans quelle législation trouve-t-on des contractuels de quinze ans dans une institution publique ? »
Par ailleurs, ces mêmes travailleurs constatent que sur leurs bulletins de salaire, une somme leur est imputée et doit être reversée à l’Ipres. Mais rien n’est fait à cet effet. Athia Wélé témoigne « depuis vingt-cinq ans je verse les cotisations pour la retraite et je n’ai même pas une carte Ipres, rien n’a été versé ».
Alors que le ministre de la Culture a présidé en grande pompe la cérémonie de lancement de la protection sociale des artistes il y a à peine deux mois voila que les artistes les plus attitrés du Sénégal souffrent de ce phénomène. Malades, les artistes de Sorano ne bénéficient pas d’imputation budgétaire. La structure leur prête de l’argent et les défalque après sur leurs salaires.
Par ailleurs, Sorano ne compte plus d’habilleuses même s’il y en a trois (celles-ci ne vont pas en tournée avec les artistes). Les heures supplémentaires n’y y sont plus payées comme les frais de mission. Et les agents n’ont pas de statut spécifique. Le tout dans un espace vétuste au décor désuet. Voila tant de maux qui gangrène le seul théâtre national du Sénégal à quelques trois mois du troisième festival mondial des arts nègres.
Par ailleurs, ces mêmes travailleurs constatent que sur leurs bulletins de salaire, une somme leur est imputée et doit être reversée à l’Ipres. Mais rien n’est fait à cet effet. Athia Wélé témoigne « depuis vingt-cinq ans je verse les cotisations pour la retraite et je n’ai même pas une carte Ipres, rien n’a été versé ».
Alors que le ministre de la Culture a présidé en grande pompe la cérémonie de lancement de la protection sociale des artistes il y a à peine deux mois voila que les artistes les plus attitrés du Sénégal souffrent de ce phénomène. Malades, les artistes de Sorano ne bénéficient pas d’imputation budgétaire. La structure leur prête de l’argent et les défalque après sur leurs salaires.
Par ailleurs, Sorano ne compte plus d’habilleuses même s’il y en a trois (celles-ci ne vont pas en tournée avec les artistes). Les heures supplémentaires n’y y sont plus payées comme les frais de mission. Et les agents n’ont pas de statut spécifique. Le tout dans un espace vétuste au décor désuet. Voila tant de maux qui gangrène le seul théâtre national du Sénégal à quelques trois mois du troisième festival mondial des arts nègres.
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