Aly Tandian, professeur titulaire au Département de Sociologie de l'Université Gaston Berger de Saint-Louis et président de l'Observatoire Sénégalais des Migrations, s'est exprimé ce samedi, dans un entretien accordé à Sud Quotidien , sur la migration circulaire. Selon lui, avec ce type de migration, il sera difficile de faire croire aux jeunes que « l'Espagne n'a pas besoin de main-d'œuvre ». Pour lui, le fort engouement des jeunes pour ce projet s'explique par le fait que, dans leur subconscient, la migration est associée à la réussite économique et à l'ascension sociale.
« Ce n'est pas le travail à faire en Espagne qui intéresse les candidats aux programmes de migration circulairement ouverts au Sénégal, en Gambie et en Mauritanie. L'effectif important des jeunes s'explique par le fait que, dans leur subconscient, la migration est perçue comme un vecteur de réussite économique et d'ascension sociale. Migrer, c'est se réaliser et en faire profiter sa famille. Par ailleurs, l'Espagne est perçue comme un pays de cocagne, une sorte de paradis terrestre où la nature déborde de générosité pour ses habitants et ses hôtes. Il sera donc difficile, à la suite de ces programmes de migration circulaire, de faire comprendre aux jeunes Africains que l'Espagne n'a pas besoin de main-d'œuvre », a déclaré le Pr Aly Tandian.
Le spécialiste des migrations précise par ailleurs que le manque de communication risque d'encourager l'immigration illégale vers l'Espagne. « Les programmes de migration peuvent constituer une alternative à l'immigration clandestine, car ils offrent une opportunité légale aux candidats non prédestinés qui recherchent un départ régulier et encadré. Cette migration circulaire peut élargir la base de recrutement et accroître le nombre de départs des candidats, en fonction de leurs origines. Une politique de l'emploi réaliste, fondée sur une connaissance approfondie du marché du travail et une compréhension des réalités économiques, sociales et éducatives, est cruciale pour la viabilité des politiques migratoires en Afrique et au Sénégal », a-t-il souligné.
Interpellé sur l'afflux massif de jeunes souhaitant s'inscrire au niveau des BAOS, le Pr Aly Tandian évoque le doute et la curiosité croissante parmi de nombreuses populations sénégalaises, en particulier celles qui envisagent la migration irrégulière. Selon lui, la crise de l'emploi des jeunes et la forte croissance démographique continueront d'alimenter les inquiétudes quant à leur lien avec la migration clandestine.
« Ce n'est pas le travail à faire en Espagne qui intéresse les candidats aux programmes de migration circulairement ouverts au Sénégal, en Gambie et en Mauritanie. L'effectif important des jeunes s'explique par le fait que, dans leur subconscient, la migration est perçue comme un vecteur de réussite économique et d'ascension sociale. Migrer, c'est se réaliser et en faire profiter sa famille. Par ailleurs, l'Espagne est perçue comme un pays de cocagne, une sorte de paradis terrestre où la nature déborde de générosité pour ses habitants et ses hôtes. Il sera donc difficile, à la suite de ces programmes de migration circulaire, de faire comprendre aux jeunes Africains que l'Espagne n'a pas besoin de main-d'œuvre », a déclaré le Pr Aly Tandian.
Le spécialiste des migrations précise par ailleurs que le manque de communication risque d'encourager l'immigration illégale vers l'Espagne. « Les programmes de migration peuvent constituer une alternative à l'immigration clandestine, car ils offrent une opportunité légale aux candidats non prédestinés qui recherchent un départ régulier et encadré. Cette migration circulaire peut élargir la base de recrutement et accroître le nombre de départs des candidats, en fonction de leurs origines. Une politique de l'emploi réaliste, fondée sur une connaissance approfondie du marché du travail et une compréhension des réalités économiques, sociales et éducatives, est cruciale pour la viabilité des politiques migratoires en Afrique et au Sénégal », a-t-il souligné.
Interpellé sur l'afflux massif de jeunes souhaitant s'inscrire au niveau des BAOS, le Pr Aly Tandian évoque le doute et la curiosité croissante parmi de nombreuses populations sénégalaises, en particulier celles qui envisagent la migration irrégulière. Selon lui, la crise de l'emploi des jeunes et la forte croissance démographique continueront d'alimenter les inquiétudes quant à leur lien avec la migration clandestine.
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