L'entreprise française Idemia, qui était chargée de collecter les données de recensement administratif « Ravec », avait été accusée de « prendre en otage » ces données. Ce qui avait officiellement justifié, en septembre 2023, le report des élections maliennes prévues en février 2024 - plus d'un an après, et malgré la récupération de ces données, aucune nouvelle date n'a été fixée.
L'année précédente, la justice du Mali de transition avait convoqué Jean-Yves le Drian, ancien ministre français de la Défense puis des Affaires étrangères, et son fils Thomas, employé par Idemia - alors dénommé Oberthur - pour des accusations d'« atteinte aux biens publics ». Les deux hommes ne s'étaient pas présentés.
« Dans une usine sécurisée d'Idemia »
Malgré ces différends, fortement médiatisés et qui avaient alimenté les accusations d'ingérence portées contre la France, Bamako n'a pas rompu le contrat conclu en 2015 avec Idemia pour la fabrication des passeports maliens. « Ces passeports sont fabriqués dans une usine sécurisée du groupe Idemia située au sein de l'Union européenne, explique Olivier Charlanes, porte-parole d'Idemia (Idemia ne souhaite pas révéler l'emplacement précis de l'usine pour des raisons de sécurité, ndlr). Nous avons livré environ 25 000 passeports depuis le basculement fin janvier sous le nouveau design de l'AES. La production à venir dépend du besoin, dépend des demandes, poursuit le porte-parole d'Idemia. Habituellement, nous livrons entre 12 000 et 16 000 passeports par mois environ. »
Reconduction « pas envisagée »
Idemia précise que « le contrat en vigueur court jusque fin 2025 » et qu'« une éventuelle reconduction n’est pas envisagée à ce stade ». Sollicité par RFI, le ministère malien des Affaires étrangères n'a pas commenté. Soumis tardivement aux différentes missions diplomatiques, le nouveau passeport AES ne permet pas encore de voyager partout, mais les procédures d'agrément sont en cours et les anciens passeports, siglés Cédéao, restent valables jusqu'à leur date d'expiration.
L'année précédente, la justice du Mali de transition avait convoqué Jean-Yves le Drian, ancien ministre français de la Défense puis des Affaires étrangères, et son fils Thomas, employé par Idemia - alors dénommé Oberthur - pour des accusations d'« atteinte aux biens publics ». Les deux hommes ne s'étaient pas présentés.
« Dans une usine sécurisée d'Idemia »
Malgré ces différends, fortement médiatisés et qui avaient alimenté les accusations d'ingérence portées contre la France, Bamako n'a pas rompu le contrat conclu en 2015 avec Idemia pour la fabrication des passeports maliens. « Ces passeports sont fabriqués dans une usine sécurisée du groupe Idemia située au sein de l'Union européenne, explique Olivier Charlanes, porte-parole d'Idemia (Idemia ne souhaite pas révéler l'emplacement précis de l'usine pour des raisons de sécurité, ndlr). Nous avons livré environ 25 000 passeports depuis le basculement fin janvier sous le nouveau design de l'AES. La production à venir dépend du besoin, dépend des demandes, poursuit le porte-parole d'Idemia. Habituellement, nous livrons entre 12 000 et 16 000 passeports par mois environ. »
Reconduction « pas envisagée »
Idemia précise que « le contrat en vigueur court jusque fin 2025 » et qu'« une éventuelle reconduction n’est pas envisagée à ce stade ». Sollicité par RFI, le ministère malien des Affaires étrangères n'a pas commenté. Soumis tardivement aux différentes missions diplomatiques, le nouveau passeport AES ne permet pas encore de voyager partout, mais les procédures d'agrément sont en cours et les anciens passeports, siglés Cédéao, restent valables jusqu'à leur date d'expiration.
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